Le Japon compte parmi les pays les plus branchés au monde, avec un pourcentage impressionnant de 92% de ses citoyens branchés sur Internet. La censure d’Internet et la surveillance exercée par le gouvernement ne sont pas encore considérées comme des problèmes majeurs, mais la situation et les mentalités évoluent peu à peu.

Les services VPN jouissent d’une grande popularité dans le pays, que ce soit pour les résidents locaux ou pour les deux millions de touristes qui arrivent au pays chaque mois. Abréviation de Virtual Private Network (Réseau privé virtuel), un VPN est un logiciel malin qui contourne les barrières imposées sur les contenus contrôlés, tout en préservant votre confidentialité et votre anonymat en chiffrant l’ensemble du trafic Internet depuis et vers votre appareil. Cela se traduit par l’acheminement du trafic via un serveur intermédiaire dans la localisation désignée par l’utilisateur.

C’est également un excellent choix si vous souhaitez débloquer des contenus soumis au filtre géographique sur Netflix, Hulu, ESPN, BBC iPlayer ou encore des chaînes comme JSports, DAZN et stream d’animés pour les résidents japonais en voyage à l’étranger.

Notre liste des meilleurs VPN pour le Japon repose sur les facteurs suivants :

Rapidité et fiabilité du service Paramètres de cryptage solides Pas de journal d’utilisation Débloque facilement les contenus soumis au filtre géographique Serveurs au Japon Applications pour Android et iOS.

1. ExpressVPN

Express VPNAug 2019

ExpressVPN figure en bonne place sur notre liste des meilleurs services VPN, notamment grâce à sa vitesse fiable et sa simplicité d’utilisation. Son design est propre, simple et minimaliste et la connexion aux 1500 serveurs répartis dans 94 pays est rapide et efficace. Il y a des serveurs situés au Japon – idéal pour les résidents du pays en voyage à l’étranger – mais l’enseigne ne précise pas leur nombre exact.

Il ne conserve pas les journaux de trafic, en revanche il stocke les métadonnées sur la date (pas l’heure) de la connexion, le choix de l’emplacement du serveur et la bande passante totale utilisée. Ce n’est pas un problème car votre adresse IP individuelle n’est pas stockée. Les utilisateurs qui n’ont pas confiance peuvent s’inscrire anonymement en utilisant un compte e-mail temporaire et en payant par Bitcoin – ainsi, aucune activité ne peut vous être attribuée.

Les protocoles de cryptage sont des systèmes AES-CBC à 256 bits robustes qui utilisant les technologies d’authentification HMAC et de confidentialité de transmission parfaite (PFS). Un coupe-circuit Internet suspend temporairement tout le trafic web si la connexion s’interromp de manière inattendue. Par conséquent, vous en avez pour votre argent en terme de facilité d’accès et de normes de confidentialité et de sécurité.

ExpressVPN est l’un des rares services VPN capable de déverrouiller facilement des contenus soumis au filtre géographique sur Netflix. Il est également compatible avec Hulu et BBC iPlayer ainsi que les torrents adaptés.

Il existe des applications pour Android et iOS ainsi qu’un support bureau pour Windows et MacOS.

Nous vous présentons ici une analyse approfondie d’ExpressVPN.

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2. IPVanish

IPVanish stocke les informations d’un utilisateur uniquement lors de la création du compte. Par la suite, toutes les sessions de navigation et le choix des serveurs sont dissimulés. Par défaut, il utilise un cryptage à 246 bits sur le protocole OpenVPN, l’authentification SHA512 et l’échange de clé DHE-RSA 2.048 avec confidentialité de transmission parfaite (PFS).

Un coupe-circuit Internet est inclus, ce qui signifie que l’entreprise peut temporairement bloquer l’ensemble du trafic vers et depuis votre périphérique si la connexion est interrompue de manière inattendue. Les serveurs sont optimisés en termes de vitesse et de sécurité – ils y en existe plus de 850 répartis dans 60 pays, dont six au Japon.

IPVanish ne peut débloquer des contenus Netflix et Hulu soumis au filtre géographique, mais nous le recommandons vivement pour BBC iPlayer. Il existe des applications pour iOS et Android ainsi qu’un support bureau pour Windows et MacOS.

IPVanish permet également de télécharger des torrents sur tous ses serveurs; il s’agit par conséquent d’un logiciel idéal pour le Japon compte tenu des lois extrêmement strictes en matière de téléchargement (vous trouverez de plus amples informations à la fin de cet article). Grâce à sa rapidité et à ses temps d’interruption minimes, IPVanish fonctionne parfaitement avec Kodi.

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Lisez notre analyse complète d’IPVanish.

3. NordVPN

NordVPN a une réelle politique de non-conservation de l’historique car il ne stocke aucune donnée sur les sessions d’utilisateur, le trafic ou les horodatages. Les autorités ont déjà tenté de le supprimer en envoyant plusieurs demandes d’information, mais cette politique lui a permis de refuser de s’y conformer. Les serveurs de Nord ont également été confisqués une fois, mais aucune donnée incriminante n’ayant été stockée, cette tentative avait échoué.

La société exploite 976 serveurs dans 56 pays, et représente donc un choix robuste pour toute une gamme d’activités sur le web. Sept d’entre eux sont situés à l’intérieur du Japon. Par conséquent, vous devriez pouvoir trouver une bonne connexion facilement.

Il propose des serveurs optimisés pour anti-DDoS, le streaming de vidéos, double VPN, Tor over VPN, et un IP dédié – idéal pour le streaming vidéo, le cryptage robuste et une politique de confidentialité fiable. Il peut également facilement contourner l’interdiction VPN imposée par Netflix et débloquer des contenus Hulu et BBC iPlayer. Compatible avec le téléchargement de torrents.

Les serveurs NordVPN cryptent le trafic Internet par défaut via le protocole AES à 256 bits et utilisent des clés SSL de 2048 bits. La protection contre les fuites DNS est activée. Un abonnement unique permet l’accès à six périphériques, avec prise en charge de Windows, MacOS, iOS et Android.

Voici notre analyse complète de NordVPN.

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4. Cyberghost

cyberghost homepage

Société basée en Roumanie, Cyberghost insiste sur le fait qu’elle ne recueille pas l’historique ou les données des utilisateurs. Cependant, son acquisition récente par une société enregistrée au Royaume-Uni signifie nous oblige à rester prudent et attendre de voir si cela affecte cette politique. La société maintient qu’elle restera soumise aux lois roumaines qui n’imposent aucune obligation de rétention des données.

Elle propose plus de 850 serveurs répartis dans le monde entier, dont huit au Japon. L’accès à des contenus locaux ne devraient donc pas poser de problème. Les applications sont disponibles pour Android et iOS, ainsi que pour les versions bureau Windows et MacOS.

Cyberghost utilise le cryptage AES à 256 bits sur le protocole OpenVPN par défaut ainsi que des clés RSA de 2048 bits et une authentification MD5 HMAC. Un coupe-circuit Internet est également inclus, ce qui signifie que le trafic web sera interrompu si la connexion s’interromp de manière inopinée.

Parcourez ici notre avis complet sur Cyberghost.

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5. VyprVPN

VyprVPN est assez transparent sur sa politique de stockage d’historique, et indique clairement qu’ils conservent « l’adresse IP source de l’utilisateur, l’adresse IP VyprVPN utilisée par l’utilisateur, l’heure de début et de fin de la connexion et le nombre total d’octets utilisés. »

Dans le même temps, il insiste sur le fait que les données sont conservées pendant seulement 30 jours et est utilisé à des fins telles que la facturation et le dépannage. La société ajoute qu’elle ne consigne pas les détails du trafic ou le contenu des communications.

Parallèlement, ils insistent sur le fait que les données sont conservées pendant seulement 30 jours et sont utilisées à des fins de facturation et de dépannage. La société qui ne conserve pas les informations liées au trafic ou au contenu des communications.

Malgré les préoccupations que cette politique est susceptible d’engendrer, VyprVPN est plutôt robuste lorsqu’il s’agit d’échapper aux restrictions sur les contenus – en effet, il s’agit d’un des seuls services  VPN capables de contiurner facilement le Grand firewall de Chine.

La société possède et gère des centres de données complets, et l’accent est donc mis sur la rapidité et la stabilité de la connexion. Le trafic est sécurisé par le protocole OpenVPN, un cryptage AES à 256 bits, des clés RSA de 2048 bits sans Confidentialité de transmission parfaitre et une authentification SHA256. Un coupe-circuit Internet est inclus, ce qui signifie que votre connexion restera sécurisée même si elle s’interromp inopinément.

La version premium du forfait permet d’accéder au protocole Chameleon ™, qui brouille les métadonnées OpenVPN, si bien que l’inspection approfondie des paquets est incapable de le reconnaître.

Il propose plus de 700 serveurs, dont un large choix au Japon et dans le reste de l’Asie. Les applications sont disponibles pour Android et iOS, ainsi que pour les systèmes bureau Windows et MacOS.

La société n’autorise pas le téléchargement de torrents et a déjà clôturé des comptes qui n’ont pas respecté cette politique. Elle débloque cependant les contenus Netflix, Hulu et BBC iPlayer.

Lisez notre avis complet sur VyprVPN.

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Options VPN gratuites

Il est tout à fait possible de ne pas payer son VPN et d’opter ainsi pour une version gratuite. Ces services font l’objet de campagnes publicitaires intensives sur Internet. Faites quelques recherches sur Google, Bing, ou DuckDuckGo pour trouver votre bonheur.

Mais il y a un hic. Les options VPN gratuites sont soumises à des limitations importantes, comme l’emplacement des serveurs, les normes de cryptage, la vitesse et la stabilité, ainsi que les limites de bande passante. Elles sont gratuites, ne vous attendez pas à un service parfait.

Parallèlement, ces sociétés doivent aussi gagner de l’argent pour payer l’espace d’hébergement du serveur, les équipes techniques et les frais généraux. Ils y parviennent en suivant de manière agressive votre historique de navigation, en insérant des cookies et en essayant de vendre vos données à des annonceurs tiers.

Vous remarquerez probablement une multitude de publicités envahissantes et de fenêtres popups. La possibilité d’une attaque de malware est également une réalite à laquelle vous êtes susceptible de faire face. N’oubliez pas que lorsqu’un produit est gratuit, vous finissez généralement par être le produit.

Le téléchargement de torrents est-il autorisé au Japon ?

Le Japon compte parmi les lois anti-torrent les plus sévères au monde, avec des peines sévères pouvant aller jusqu’à 10 millions de Yen et 2 ans de prison.

Les forums Reddit et Quora laissent entendre que vous ne rencontrerez pas de problèmes avec la loi si vous téléchargez des torrents, en revanche vous courrez le risque d’être arrêté si vous être pris en flagrant délit de charger/seed ce type de fichier.

27 personnes ont été arrêtées en 2013, après avoir été pris en flagrant délit de charger des mangas, jeux vidéo, animés et des clips de musique en l’absence de permission explicite des parties détenant les droits d’auteur.

Si la plus grande partie de votre navigation Internet au Japon consiste à télécharger des torrents, nous vous conseillons de prendre connaissance de notre guide des meilleurs VPNs pour partage de fichiers P2P.

Quel futur pour l’Internet japonais ?

L’Internet au Japon est classé par le Freedom House comme “libre”, l’organisme de défense des droits déclarant qu’il n’y a actuellement aucune restriction sur les applications de médias sociaux et l’accès aux contenus, ni de répression des blogueurs populaires. Cet état s’appuie sur la constitution du Japon qui protège toutes les libertés de parole et interdit la censure.

Toutefois, les questions de sécurité nationale peuvent entraîner un réexamen de ces lois au niveau fédéral. En 2013, les législateurs du Japon ont adopté la « Loi relative aux Secrets d’États ». Les lois stipulées dans l’acte criminalisent la divulgation et la publication de secrets nationaux, indépendamment de l’intention ou du contenu. Freedom House note que cela a des ramifications potentielles pour les journalistes, les lanceurs d’alerte, et les personnes détenant une fonction de surveillance au sein de la société civile.

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies est d’accord pour dire que la législation est vague en terme de définition des limites exactes de ce qui constitue une « questions de secret d’état ». Les personnes prises en flagrant délit de violation de ces paramètres sont passibles de sanctions pénales sévères, ce qui peut conduire à l’autocensure par les journalistes et les défenseurs des droits humains.

Annexe : Guide du débutant à la censure en ligne.

Ces lois ont été votées à la suite d’une recommandation faite par le Ministre de la Communication japonais enjoignant la régulation du cyber espace. Leurs lignes directrices visaient à contrôler les sites d’information influents, en les soumettant au même type de réglementation régulant les journaux papier et les chaînes de télévision. Le rapport, intitulé « Rapport final sur un système juridique complet pour les communications et la radiodiffusion », stipule que « le gouvernement doit œuvrer activement … car au niveau individuel, les FAI n’ont pas la capacité de passer un jugement sur un danger concret ».

Le Premier ministre Abe a lui-même exacerbé l’ambiance de paranoia avec ses mesures de répression sur la liberté des médias dans le pays de l’Asie de l’Est. En 2016, le ministère des Affaires Étrangères a rapporté la répression rigoureuse de certaines voix populaires par le gouvernement japonais.

Trois présentateurs de télévision ne se pliant pas aux dictats du politiquement correct ont été mystérieusement licenciés, dans la perception générale que ces licenciements ont étaient orchestrés par le gouvernement, bien qu’aucun organisme indépendant n’ait pu vérifier cette affirmation. Le journal libéral le plus important du pays, Asahi Shimbun, a également été soumis à modération.

Ces développements ont contraint les Nations Unies à mener une mission d’enquête dans le pays lors de laquelle ils ont pu rencontrer des journalistes, éducateurs et des membres du gouvernement.
À la fin de la mission, l’organisme mondial a conclu que « l’indépendance de la presse au Japon est menacée ».

« Dans une série de domaines, j’ai appris que les tendances évoluaient rapidement et de manière alarmante dans la mauvaise direction. Cela est particulièrement grave dans le contexte de l’indépendance des médias « , a ajouté David Kaye, rapporteur spécial des Nations Unies.

Annexe : 11 étapes que chaque journalise devrait suivre pour se protéger ainsi que leurs sources. 

Le lendemain de la publication du rapport, le classement du Japon pour la liberté de la presse par Reporters sans frontières à Paris est tombé de 11 places, à 72 sur 180 pays sondés.

Le ministère des affaires étrangère a ajouté que l’Agence japonaise d’espionnage, le Cabinet Intelligence and Research Office, espionnait cette mission de l’ONU en suivant les mouvements d’un avocat local qui avait assisté l’équipe d’enquête. Ce sont des développements troublants pour un pays qui se targue d’être la plus grande démocratie de la région, et cela peut nous donner une indication de ce qui nous attend.

Ceci dit, il est important de préciser qu’aucune arrestation officielle de personnes travaillant dans des médias n’a encore eu lieu depuis que cette nouvelle loi est entrée en vigueur. Cependant, il existe une peine maximale de dix ans d’emprisonnement pour les personnes reconnues coupables de divulgation de secrets d’Etat.

« Flag » par Martin Abegglen, en vertu de CC BY-SA 2.0